jeudi 3 octobre 2013

30 recettes à oser !

"Mais c'est quoi les recettes de ton livre?"

Petit déjeuner sans huile de palme

Brioche filante et bien jaune
Gelée de pommes inexploitables
Confiture de pommes, et gelée de pelures
Confiture de banane acidulée à la vanille
Beurre très frais
Chouette des chouquettes !
Mon pain moelleux et croustillant
Muffins anglais

Un apéro de traiteur ... un peu chimiste

Bouchées crémeuses au basilic, framboises, et noisettes
Le maquereau qui s’fend la poire
Terrine à l’orange
Fromage aléatoire
Crème duveteuse aux cacahuètes
Terrine rapide au brocoli
Rillettes presque traditionnelles au muscat
Mousse de chèvre et pommes en compotée vanillée
Pizzas et fougasses
Punch cubique
Légumes marinés

Le plat principal : rougail saucisse

La gourmandise, un merveilleux défaut

Cheesecake triple couche / quatre laitages
Des guimauves!
Gâteau « Dompter la citrouille »
Pâte de poire vanillée
Far far away
Mousse aux marrons glacés
Mousse au caramel au beurre salé
Schw... Schwarzwald... Schwarzwälderkirschtorte (simplifiée)
Cake pommes-speculoos
Glace à l’italienne miel-amandes sans sorbetière
Tiramisù à la crème de marron


vendredi 27 septembre 2013

Ils sont arrivés!

Après 9 mois de travail, de dégustations pas toujours heureuses, d'acharnement sur l'incorporation et la vectorisation des polices sous Scribus, de prise de photo selon le bon vouloir de la météo, mais surtout après toutes ces heures de plaisir, voilà enfin trônant au milieu de l'appartement les 100 exemplaires de mon livre!
Quelle surprise ... je ne savais pas du tout qu'ils allaient arriver aujourd'hui, je misais plutôt sur la semaine prochaine. Et paf!
"oui bonjour madame je suis le coursier j'ai un colis pour vous"
"ah bon tiens et c'est de qui - d'où - quoi?"
"c'est de la part de Jouve, c'est lourd!"
Taratatam, coup d'adrénaline en ouvrant les cartons, est-ce qu'ils n'auront pas été abîmés? mais non pas écornés; est-ce qu'il y a le bon nombre? oui tout va bien.
On respire bien fort, poumons à bloc, j'ouvre un emballage plastique pour parcourir un exemplaire ...
La bête est pas mal du tout, j'espère que vous allez apprécier!



mercredi 18 septembre 2013

Plat unique ou assiettes individuelles ?

Parfois, avec Super-Cobaye, nous allons au restaurant chinois.
Et quand il y a des clients chinois, ils commandent très généralement plein de plats, tout le monde picorant dans ces plats, qui se partagent.
Au Japon c'était pareil, et finalement en France à la maison, c'est pareil : lors d'un déjeuner en famille ou avec des amis, les hôtes préparent un repas et tout le monde va manger la même chose. Que ce soit un grand plat unique (type bourguignon) ou un repas "multi-plats" (quiches, cakes, salades...).

Et pourtant, en France (et en Occident plus généralement), au restaurant, chaque convive choisit SON plat rien qu'à lui, et ne le partage pas, ou peu; quand on connaît bien un autre mangeur, on peut lui faire goûter une petit bouchée de son propre plat (en échange d'une bouchée du sien, faudrait pas se retrouver lésé quand même), mais pas plus que ça.
Alors que "dans l'temps longtemps", les repas étaient partagés, quel que soit l'endroit (visualisez les grandes tablées moyenâgeuses débordant de victuailles; impossible d'avoir son plat rien qu'à soi).

Quand est-ce que cette "personnalisation de l'assiette" s'est faite, au restaurant?

 Un petit tour sur wikipedia :
Jusqu'à la fin du XVIIIème siècle, en Europe, la nourriture était servie "à la française", sous forme de buffet : tous les plats étaient mis sur une grande table, et chaque convive se levait pour se servir.
Et vers la fin du siècle, la transition s'est faite vers le service "à la russe" : chaque convive est assis et le personnel lui apporte son plat. Du coup, on peut manger un plat bien chaud, et en Russie j'imagine qu'ils devaient apprécier.
Au fur et à mesure, cette pratique s'est répandue dans toute la société, et le premier "restaurant" pour tout un chacun a ouvert à Paris autour de 1770. Le restaurateur préparait plusieurs plats, et on pouvait venir manger, seul ou à plusieurs, chacun à sa table (alors que dans les auberges par exemple, il n'y avait qu'un seul plat, et tout le monde mangeait assis sur des grands bancs autour d'une table).


Aujourd'hui, même si chaque convive choisit son plat qu'il va manger lui tout seul, il reste différents types de service :

- service à l'assiette : c'est le plus répandu, le cuistot prépare l'assiette en cuisine et le serveur l'amène. Donc si tu veux partager ton plat, ça suppose en fait de partager ton assiette, ton auge; faut être assez proches, quand même.


- "plat à table" : le cuistot prépare le met en cuisine et le dispose dans un plat de service. Le serveur amène le plat et le pose sur la table du convive et s'en va. C'est souvent comme ça au restaurant chinois, ça permet de partager plus facilement les plats que quand les mets sont directement dans chaque assiette; c'est moins intrusif que de piquer dans l'assiette du voisin, et en même temps on conserve le "plat personnalisé".

Ensuite, on passe dans la catégorie "grand resto" :

- service à la française : le cuistot prépare le plat en cuisine et le dispose dans un plat de service. Le serveur amène le plat à table et le tient pendant que le convive se sert. Ça le fait moyen de demander à se servir aussi dans le plat que le serveur tient pour l'autre convive...

- service à l'anglaise : idem, le serveur amène les mets dans un plat de service à table, mais c'est lui qui dépose les mets dans l'assiette du convive (mieux pour les convives maladroits)

- service à la russe : le cuistot prépare les mets en cuisine et les dépose dans un plat de service, mais ils terminent d'être préparés sur un guéridon apporté à la table des convives (découpe de la viande par exemple).

Donc pour conclure, la "personnalisation de l'assiette" s'est faite à la fin du 18ème siècle, à la fois par le type de service qui s'est individualisé, et par l'ouverture de restaurants où le type de plat s'est individualisé.

Voilà pour aujourd'hui !

Avancement de Cuisinosez!

Ca y est, j'ai passé la commande d'impression des exemplaires mercredi dernier!
Mon imprimeur m'a validé le format des fichiers, il va y avoir ensuite des contrôles complémentaires "par la Production", j'en déduis par les gens qui impriment pour de vrai, règlent les machines, et tout ça.
J'aimerais bien un jour aller voir comme ça marche ces grosses machines ...
Normalement les livres devraient arriver chez moi d'ici 2 à 3 semaines, ah j'ai envie de les voirs ces petits bébés! Mine de rien, il m'aura fallu 9 mois pour le "pondre", ce livre ...

Il restera le dépôt légal à la BNF à faire, et après hop vous pourrez m'en commander! :D

mercredi 4 septembre 2013

Avancement de Cuisinosez! ...

"Cuisinosez!", mon premier livre, est en gestation!
Ce sera en auto-édition (qu'est-ce que c'est casse-pied un éditeur! Ils ne veulent pas me laisser faire ce que je veux! J'ai fui après en avoir rencontré trois), avec une sortie prévue pour l'automne.

Pour la diffusion, pas de librairie, ça passera essentiellement en direct par moi => laissez un commentaire ici !

Etat d'avancement du projet :
Liste des recettes : ok
Format du livre : ok
Imprimeur : ok
Photos des recettes : ok
Mise en page : ok
Couverture : ok
Titre : ok => Cuisinosez!
ISBN : ok
Dépôt Copyright : ok
Echanges avec l'imprimeur : en cours (complexité incroyable pour arriver à fournir un fichier de bonne qualité!)
Devis : en cours
Impression : à faire
Livraison : à faire
Dépôt légale : à faire
Vous le vendre : bientôt !!! :D

 Et si vous avez des questions sur comment publier un livre en auto-édition, n'hésitez pas!

Meringuer des blancs d'oeufs

Les blancs d'œufs montés en neige sont utilisés dans de nombreuses recettes, notamment sucrées.
Mais les blancs, une fois que c'est monté, ça retombe ... et si les blancs sont trop battus, ils "grainent" (des petits amas de blanc se forment) et ne tiennent plus bien (notamment à la cuisson, dans un gâteau par exemple).

Pour éviter l'effondrement et le grainage, et faciliter la réalisation d'une recette sucrée, je meringue systématiquement mes blancs d'œufs. "Meringuer", cela veut simplement dire dissoudre du sucre dans les blancs pour que le sucre fasse tenir les blancs.

Comment faire? C'est pas compliqué :
- commencer à battre les blancs en neige (au fouet électrique ... ou à main mais c'est plus long)

- lorsque des motifs commencent à se former, commencer à incorporer petit à petit le sucre (2-3 cuillères à soupe de sucre glace ou en poudre, selon la recette) en continuant de battre

- au fur et à mesure, les blancs vont devenir brillants (signe que le sucre se dissout) et la texture moelleuse

- continuer de battre encore quelques instants pour être certain que le sucre est réparti de façon homogène dans les blancs

Petite vidéo (la première!) :

(ça sert à rien de mettre le son, vous n'entendrez que le vrombissement de l'engin)

Une fois que les blancs sont meringués, ils vont tenir beaucoup mieux quand il faudra les incorporer au reste de la préparation, et beaucoup plus longtemps : cela permet de prendre son temps pour réaliser la recette.

2 points importants :

- utiliser une portion de la quantité de sucre indiquée dans la recette : si vous ajoutez du sucre pour meringuer en plus de la quantité de sucre indiquée, ça va finir pas faire beaucoup de sucre...

- ça fonctionne encore mieux avec du sel ... mais c'est pas bon !! Donc, technique à réserver pour les préparations sucrées


A vos batteurs!

jeudi 9 mai 2013

Nigari

La première étape dans la fabrication d'un fromage, c'est de faire cailler le lait.
Pour ce faire, deux techniques principales :
- on attend que ça se passe tout seul (dans l'temps, on faisait comme ça, mais maintenant on en a marre d'attendre sans être sûr du résultat - le lait pouvait tourner!)
- on ajoute une poudre de Perlimpinpin qui va aider le lait à coaguler (et c'est comme ça que tout le monde fait).

La question, ensuite, c'est de savoir quel Perlimpinpin va m'aider. Et là, ça dépend de si on est végétarien ou pas, si on a un figuier dans le jardin ou pas, si on a pas peur du fromage au citron ou pas, si on habite dans une grande ville cosmopolite où il y a des épiceries asiatiques ou pas, si on a un magasin bio à côté de la maison ou pas ... BREF, à vous de choisir le Perlimpinpin de vos rêves!

Si vous regardez la recette du fromage que je vous propose (dans le livre, et bientôt en ligne), vous verrez que pour faire cailler le lait, on met de la présure. La présure c'est (dixit Wikipedia) : "un coagulant d'origine animale extrait du quatrième estomac (caillette) de jeunes ruminants" (ie : de veaux).
Ca peut choquer certaines personnes
Moi, pas du tout, par contre la présure ne se conserve pas très longtemps, et à moins de se lancer dans une production industrielle de fromages à la maison (transformer le salon en Espace d'Accueil des Moisissures en Détresse, bof), le tube de présure que vous achèterez ne vous servira pas beaucoup.
C'est surtout cet aspect qui m'a poussée à chercher un nouveau Perlimpinpin.
J'avais essayé le citron (mais quand même, ça donne un goût bizarre), je n'ose pas récupérer du lait de jeunes feuilles de figuier et les mettre dans mon lait (quelqu'un a-t-il déjà essayé?), et je n'ai aucune envie d'attendre que mon lait caille tout seul.
Alors j'ai cherché du côté des japonais, qui m'avaient déjà fait découvrir le kanten (ou agar-agar) lors de mon année sur l'archipel. Là-bas, on mange du tofu (beaucoup de tofu; j'aime pas le tofu; mais c'est une autre histoire).
Et le tofu, c'est tout simplement du lait de soja caillé. Comment le lait de soja caille-t-il? Grâce à un Perlimpinpin bridé : le Nigari.

Si le nigari (composé essentiellement de chlorure de magnésium) permet de faire coaguler le lait de soja, pourquoi ne permettrait-il pas de faire cailler mon basique lait de vache? C'est parti!
Le nigari se présente sous la forme de cristaux, qu'on dissout dans un peu d'eau. Le goût est infect! J'ai eu très peur de bousiller mon lait la première fois. On l'ajoute au lait bouillant ... et là miracle, le lait caille! Comme de la présure fraîche encore active! Et le nigari se conserve très longtemps (en gros, c'est du sel, vous avez déjà vu du sel périmé...?). Seconde surprise : le goût affreux a totalement disparu. Ca, c'est une bonne nouvelle.
Donc, si vous ne voulez/pouvez pas utiliser de la présure, optez pour le nigari, ça marche!

Dosage (merci Dede03 pour le commentaire) : 1 cuillère à café par litre de lait.

Pétrir une pâte avec de la levure de boulanger

Dans la majorité des recettes de boulangerie, on utilise de la levure de boulanger (logique).
Il s'agit de levures (des bestioles, donc), qui au chaud et au contact de liquide, vont se "réveiller", manger le sucre présent autour d'elles (souvent, la farine), se développer, et dégager du gaz carbonique.
Ces bulles vont permettre à la pâte de lever, et on obtiendra un pain aéré au lieu d'une brique (enfin, normalement...).

Obtenir une pâte souple, bien aérée, et qui ne colle pas trop aux doigts : pas facile!
Il faut de l'entraînement, mais quelques conseils pourront vous éviter des échecs cuisants - et des tirs de scie sauteuse pour découper un pain-brique, ou des séances de manucure pour retirer toute cette farine qui colle de partout.
Bonne boulang' !


1- Amalgamer les ingrédients :
Utiliser un racloir : évite d'avoir de la pâte plein les doigts, d'avoir des morceaux de pâte coincés dans les recoins de la cuillère, de soulever la pâte pour incorporer plus d'air, et de racler les résidus de pâte des bords.
Bref, un outils vraiment utile, qu'on trouve par exemple à Paris chez Mora pour quelques euros, ou sur internet.

Vidéo à venir ...

2- Aérer la pâte :
Une fois que le levain a levé, et que vous avez incorporé le restant des ingrédients au levain, il faut pétrir la pâte longuement pour qu'elle se développe.
Pour obtenir une mie aérée (ce qu'on souhaite généralement, que ce soit pour du pain, de la brioche, un panettone ...), il faut incorporer le maximum d'air à cette étape.
Pour cela, je vous conseille d'étirer la pâte puis de la refermer en "piégeant" de l'air dedans.
Une fois que vous pouvez prendre la pâte avec les mains (donc, une fois que vous aurez bien amalgamé les ingrédients avec le geste ci-dessus, pendant au moins 20min), deux étapes pour "piéger" l'air :

-- Entre les mains : 
Etirer la pâte entre les paumes des mains, puis ramasser les extrémités, tourner d'un quart de tour et recommencer.
Il faut agir assez vite sinon la pâte risque de coller beaucoup aux doigts! Sur la vidéo, pour pouvoir vous montrer doucement les gestes, j'ai pris une pâte peu humide exprès, mais en général il faut travailler la pâte beaucoup plus rapidement (les gestes sont les mêmes).


-- Sur le plan de travail : 
Cela permet à la fois de continuer d'incorporer de l'air, mais également d'assécher la pâte. Il est généralement difficile de faire cette étape directement (sans passer par l'étirage entre ls mains), la pâte va coller au plan de travail. Donc, les étapes :
- jeter la pâte sur le plan de travail, en la retenant par une extrémité
- tirer vers soi l'extrémité que l'on tient (pas trop : la pâte doit rester en un seul morceau) tandis que l'autre main maintient la pâte sur le plan de travail
- rabattre la pâte sur elle-même
- décoller l'ensemble de pâte, tourner d'un quart de tour, et recommencer



3 - Former une boule :
Pour que la pâte monte de façon homogène, il faut la mettre en boule bien régulière.
On aplatit légèrement avec les pouces le pâton formé après les étirements des étapes précédentes, puis on rabat les coins vers le centre.
Ensuite, on retourne la pâte et on fait tourner la boule dans sa main pour lui donner une forme régulière.
On couvre le tout d'un torchon humide, et hop au chaud pour que ça lève!


jeudi 2 mai 2013

Lancement du blog!

C'est parti!
J'avance sérieusement dans la rédaction de mon livre de recette, il est temps de lancer le blog. Je mettrai au fur et à mesure des trucs sur les ingrédients, techniques, et ustensiles relatifs aux recettes du livre, et puis ensuite des nouvelles recettes.

Slurp et miam - 2013